Accueil des réfugiés en Europe


Depuis 2015, l’Europe connait un afflux de migrants sans précédent-  passant par la Méditerranée et la Turquie. En 2015 et 2016, près de 1,2 million de demandes d'asile ont été recensées dans l’Union Européenne.
Pour  répondre efficacement à cette crise migratoire qui touche l’Europe, l’Union Européenne a mis en place une politique migratoire plus équilibrée et plus coopérative avec des mesures qui répondent plus efficacement aux défis immédiats :  l’afflux massif de migrants au sud de l’Europe avec la mise en place de moyens à long terme capables de mieux gérer la migration irrégulière, les frontières, la demande d’asile et la migration légale.
La Commission européenne et son président Jean-Claude Juncker ont publié un Agenda Européen en matière de migration pour  prendre les mesures d’urgence et ainsi protéger les personnes qui en ont le plus besoin. Il a rappelé que l’Europe connaît un déclin démographique combiné à une crise économique - la migratoire peut donc être un avantage pour certains pays. L’Europe doit défendre ses valeurs et ses engagements internationaux tout en maintenant la sécurité de ses frontières. Une politique européenne commune en matière de migration doit répondre aux problèmes posés - une meilleure gestion des prochains flux migratoires. La Commission européenne veut aussi accélérer les procédures de traitement des demandes d’asile qui sont trop longues et augmentent  l’instabilité et la fragilité sociale.
Les principales priorités de la Commission européenne sont de mettre en place :
-        Un régime d’asile européen commun durable et équitable pour réduire les différences entre les pays membres et offrir un statut approprié à tout demandeur ayant besoin d’une protection internationale.
-        Une réinstallation d’urgence de réfugiés pour soulager les pays voisins des pays en guerre comme la Turquie, le Liban ou encore la Jordanie.
-        Une relocalisation pour répartir équitablement les réfugiés concentrés dans certains pays d’Europe comme en Italie et en Grèce (au 9 juin 2017, 13.973 personnes ont été relocalisées depuis la Grèce et 6.896 depuis l’Italie).
-        Un sauvetage en mer en créant un corps européen de garde-côtes et en signant des accords avec la Turquie pour détruire l’économie des passeurs. La route de la méditerranée -  l’une des plus utilisé par les migrants- est aussi la route la plus mortelle avec près 1800 migrants mots entre  janvier et juin 2017. Le pacte migratoire entre la Turquie et l’Union Européenne date de novembre 2015 et ne permet pas de mettre un terme aux pratiques des passeurs et d’assurer la sécurité des migrants. Il a réduit l’accès vers l’Europe pour 2.5 millions de réfugiés.
Une crise a éclaté en juin 2017 avec l’Italie qui menace de fermer ses ports aux réfugiés. En effet, la situation est devenue insoutenable. Les autorités italiennes décrivent des dispositifs d’accueil totalement saturés. Une  assistance supplémentaire doit être débloquée par la Commission européenne pour soutenir  le processus d’accueil et non de sauvetage.
D’autres Etats européens ne respectent pas les règles- comme la Hongrie opposée à  l’accueil de réfugiés sur leur territoire. En mars 2017, le gouvernement a voté la réintroduction de la mise en détention systématique de tous les demandeurs d'asile entrant dans le pays. En 2015, le pays avait construit un mur à la frontière avec la Serbie pour stopper l’afflux de migrants, une décision  controversée au sein de l’espace Schengen.
Selon l’OCDE,  l’Europe ne coopère pas assez avec les pays d’origine et de transit. Une coopération internationale est indispensable pour pouvoir contrôler et maîtriser les flux migratoires.
L’Union Européenne souhaite relancer la coopération avec les Etats africains sur le modèle de l’accord entre l’UE et la Turquie pour contrôler davantage les départs et mettre un terme aux trafics des passeurs et assurer la sécurité des migrants.
En 2017, 80% des entrées en Europe sont passés par la Lybie et l’Italie. Selon l’Unicef, 250 000 migrants attendent en Lybie  de pouvoir passer en Europe.
La gestion des flux et des procédures de demandes d’asile a un impact négatif sur l’opinion publique et affaiblit le rôle de l’Europe. De nombreux partis politiques anti-immigration font des scores très élevés lors des élections nationales et mettent en cause la gestion de la politique migratoire de l’Union Européenne.


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