Accueil des réfugiés dans le monde


En 2017, près de 70 millions de personnes ont dû fuir leur pays, menacées par les violences et la guerre. La grande majorité de ces personnes se déplacent vers les pays voisins de leur pays d’origine -au Liban, en Turquie ou en Jordanie pour les réfugiés des guerres de Syrie et d’Irak ; ou  l’Ouganda, le Kenya ou l’Ethiopie qui accueillent des millions de réfugiés africains fuyant les guerres civiles dans leurs pays. Les pays d’accueil n’ont pas les moyens d’accueillir toutes ces populations - des camps humanitaires sont mis en place par les organisations internationales pour respecter les conditions sanitaires et les droits fondamentaux des réfugiés.
Les pays les plus riches - Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Chine ou Japon -n’accueillent que 9% des réfugiés du monde, soit 2.1 millions de personnes. La Turquie accueille à elle seule 3.2 millions de réfugiés et le Liban plus d’1 millions, soit l’équivalent de 17% de sa population.
Pour venir en aide aux réfugiés et aux  pays d’accueil, le Haut Commissariat des Nations Unis pour les Réfugiés (HCR) a développé un Cadre d’action pour sensibiliser à la crise migratoire actuelle sans précédent et pour encourager les dirigeants des pays à soutenir les réfugiés et les pays qui les accueillent. La déclaration de New York (ou Cadre d’action global pour les réfugiés) a été approuvé en septembre 2016 par 193 Etats membres de l’ONU. Il a pour objectif de promouvoir l’inclusion des réfugiés dans la société civile en leur donnant accès aux services nationaux et aux plans de développement national (comme l’accès à l’éducation et au droit de travailler légalement). Le but est d’améliorer la condition de vie des réfugiés et de diminuer leur dépendance aux aides humanitaires, tout en contribuant à l’économie locale. La protection et l’intégration des réfugiés sont un facteur positif pour les personnes concernées et pour les pays d’accueil.
47 pays ont souhaité soutenir financièrement les ONG, associations et pays accueillants pour améliorer les conditions d’accueil mais aussi en acceptant d’accueillir des réfugiés supplémentaires. La France a décidé de débloquer 200 millions d’euros pour les pays accueillants et d’ accueillir 24 000 réfugiés. Une pétition a également été mise en place pour soutenir les Etats signataires de la déclaration de New York à respecter leurs engagements -scolariser chaque enfant réfugié, développer des logements décents pour améliorer la protection des familles et donner accès à la formation et au travail pour augmenter leur autonomie financière et sociale.
La déclaration de New York ouvre la voie à un Pacte mondial sur les migrations pour la fin d’année 2018 en favorisant une concertation et une coopération entre les Etats en matière de migration, tout en insistant sur les aspects positifs de la migration dans une société. Ce pacte doit permettre de garantir la sécurité, la dignité et les droits fondamentaux aux réfugiés en améliorant leurs conditions de transit et d’accueil. Il est aussi utile d’instaurer des routes plus « sûres », d’améliorer la gestion de l’immigration des pays et de promouvoir la contribution de la migration dans un pays d’accueil en comblant les déficits de main d’œuvre, en renforçant l’économie locale et nationale et en rajeunissant la population.
L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) encourage également ses pays adhérents à adapter leur politique pour favoriser l’intégration des réfugiés. L’intégration est possible pour les Etats membres mais elle est aussi une obligation. Elle représente un avantage économique et un atout pour la cohésion sociale. Il faut adapter les politiques d’intégration aux besoins mais aussi accroître l’assistance à ces personnes en fonction du pays d’origine. Les pays doivent s’investir pour mettre à disposition des logements et des formations linguistiques et professionnelles pour que les réfugiés continuent à développer leurs compétences. Un programme d’accueil commun est donc indispensable pour aider les réfugiés à s’intégrer et éviter une crise sociale.
Le dixième forum mondial sur les migrations et le développement organisé par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) s’est tenu  à Berlin en juin 2017. Il a promu ce Pacte mondial sur les migrations en insistant sur  l’impact positif de  l’immigration l sur l’économie. L’autonomisation des réfugiés est un autre sujet. Il est nécessaire de développer un nouveau contrat social mondial pour aider les travailleurs migrants. Ce processus  permet de gagner en autonomie, de réduire les coûts d’accueil et d’éviter les situations de précarité.
La journée internationale des réfugiés, célébrée le 20 juin depuis 2001, a pour but de rappeler  le courage des  millions de personnes  forcées de fuir la guerre ou la famine de leur pays d’origine. Des manifestations sont organisées pour exprimer le soutien de la communauté internationale envers les réfugiés- en insistant sur la situation actuelle de la migration et sur la réalité des faits.

http://www.oecd.org/fr/

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