Accueil des réfugiés en France


Dans un premier temps, les réfugiés doivent se rendre à la Plateforme d’Accueil des demandeurs d’Asile (PADA), structure confiée par l’Etat à des ONG ou associations comme France Terre D’Asile, afin d’obtenir une convocation à la préfecture de Paris sous 3 à 10 jours pour rencontrer un responsable de l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration) et formuler une demande d’asile. Lors de l’entretien en préfecture, un dossier de demande d’asile leur est remis et doit être complété dans les 21 jours pour ensuite être envoyé à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA ) qui doit ensuite prendre la décision de valider ou non la demande de la personne. En attendant la réponse- l’OFPRA doit donner sa réponse dans un délai de 6 mois en procédure habituelle-  une attestation de demande d’asile est délivrée faisant office de papier d’identité. Le demandeur d’asile dispose de 6,80 euros quotidiennement comme  allocation de demandeur d’asile (ADA) ou de 4,20 euros s’il est hébergé. Pour pouvoir travailler, il doit attendre un délai de 9 mois.

Si leur demande est acceptée par l’OFPRA, ils obtiennent soit le statut de réfugié, avec une autorisation de séjour de 10 ans, soit la protection subsidiaire (pour les personnes ne répondant pas à tous les critères du statut de réfugié), avec une autorisation de séjour d’1 an qu’ils devront faire renouveler. Si leur demande est refusée, ils peuvent faire un recours à la CNDA (Cours Nationale du Droit d’Asile). Si la CNDA confirme le refus, le migrant ne peut rester en France et est reconduit dans son pays d’origine. En 2016, 35 % des demandes d’asile ont été acceptées. Un taux qui varie fortement d’une nationalité à l’autre. La procédure peut durer treize mois entre l’entrée à la PADA et la réponse finale de la CNDA.  En France, 97 300 demandes d’asile ont été déposées auprès de l’OFPRA.
Pour l’hébergement, des centres d’accueil et d’orientation (CAO) ont été mis en place en province depuis 2015 pour soulager les Centres d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA)  en nombre insuffisant. A Paris et en Île de France, 6 centres d’hébergement d’urgence (CHU) proposent 562 places disponibles. Au 30 juin 2016, le dispositif national d’accueil (DNA), géré par l’OFII, comptait près de 50 000 places pour près de 100 000 migrants.
Si un demandeur d’asile obtient le statut de réfugié, il est convoqué à la direction territoriale de l’OFII de sa commune pour signer le Contrat d’Intégration Républicaine (CIR), passer une visite médicale et être accueilli par des formations pour connaitre sa situation, son parcours et son niveau linguistique. Ces formations obligatoires ont, dans un premier temps, pour objectif d’informer sur les valeurs républicaines du pays d’accueil ainsi que sur son fonctionnement politico-social. Ensuite, ces formations permettent d’informer les réfugiés sur les démarches à suivre pour devenir le plus rapidement possible autonomes - l’installation en France, l’accès à la santé, aux droits sociaux, à l’éducation et à la scolarité, au logement et à l’emploi…
La langue est la principale compétence à avoir pour une meilleure intégration. En fonction de leur niveau linguistique, les réfugiés doivent suivre un parcours de progression linguistique pouvant être intensif (240 heures) ou modéré (50 heures). Une attestation d’assiduité et de sérieux est délivrée à la fin de sa formation pour garantir son niveau de français. Des formations linguistiques complémentaires sont également disponibles pour les personnes rencontrant plus de difficultés. Des formations sont accessibles pour tous les niveaux - A1, A2, B1- et des dispositifs mis en place par le Conseil régional, du Département de Paris et par des financeurs de la formation professionnelle continue. Des associations proposent également des cours de langue par différentes méthodes. L’association FISPE (partenaire français du projet REVaLUE) propose des cours de français par le biais de lecture à voix haute pour améliorer la prononciation et leur confiance.
La formation sur l’accès à l’emploi est aussi très importante car elle renseigne les réfugiés sur les difficultés qu’ils peuvent rencontrer sur le marché du travail - techniques de recherche d’emploi, usages et orientation vers les structures compétentes. Pour se former, le CNAM exonère les réfugiés de frais d’inscription. Des conseillers les accompagnent dans l’élaboration de leur projet professionnel, personnel et de formation et en établissent avec eux la faisabilité d’un projet de formation. L’iriv (partenaire français du projet REVaLUE) propose également des formations aux responsables associatifs, aux élus locaux, aux agents publics et territoriaux, aux étudiants, et aux publics migrants pour les aider à construire leur projet professionnel ainsi que sur les questions administratives en particulier par le biais de son club mensuel à la Cité des Métiers.
Le ministère du travail français a mis en place le dispositif « Garantie jeunes », réservé aux jeunes de 16 à 25 ans, peu ou pas diplômés pour bénéficier d’un parcours actif d'insertion professionnelle avec une aide financière. Des associations proposent également aux jeunes de suivre leurs études supérieures par le biais d’une plateforme de cours pour les deux premières années pour ensuite intégrer une université partenaire. Pour la recherche d’un emploi, Pôle emploi propose des diagnostics de compétences pour ensuite garantir aux structures employeurs leurs connaissances pour limiter toutes discriminations.

Sources : www.lemonde.fr/
Le guide sur l’accueil des réfugiés à Paris par la Mairie de Paris

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